Natasha Kanapé Fontaine remporte le prix de poésie
des écrivains francophones d’Amérique

Toujours à la recherche de son identité, la jeune Innue native de Pessamit gronde sa colère par l’art, le militantisme.

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures de Natasha Kanapé Fontaine a remporté le prix de poésie des Écrivains francophones d’Amérique (http://www.lefa.ca) au dernier Salon du livre de Montréal :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=726028414091429&set=a.120314357996174.16048.111361458891464&type=1&theater

Les grands-mères dansent à la même joie de la poète honorée !

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De la grande visite à La Marie Debout

Trois femmes de la maison communautaire Missinak, Pénélope, Nathalie et Jenny, sont venues passer la journée avec nous vendredi dernier. Elles sont venues de Québec pour nous offrir un atelier de sensibilisation à la réalité autochtone, inspiré de l’histoire des résistances autochtones, de la culture et de la spiritualité.

Comme l’a déjà écrit Pénélope Guay, une des fondatrices de Missinak, « cette activité de sensibilisation jette des ponts entre nos réalités, permettant ainsi de mieux nous connaître et de défaire les préjugés liés à l’ignorance ».  (Missinak : sur les pas de la tortue).

Nous sommes 21 femmes de La Marie Debout à vivre les enseignements de nos comadres de Missinak. Une approche qui s’inspire des pratiques de conscientisation et du sentier rouge, où le développement de la conscience politique va de pair avec celui de la conscience spirituelle : « Nous enseignons que la situation actuelle des autochtones n’est pas étrangère à leur passé. Il fut un temps où ces sociétés étaient fortes et en contrôle de leur destinée. Il faut s’en souvenir individuellement et collectivement pour espérer donner un sens à la marche des communautés autochtones ». (Missinak : sur les pas de la tortue).

Nous sommes assises dans un grand cercle de paroles… et d’écoute. La matinée est consacrée à mieux se connaître, à se regarder dans les yeux avec le cœur ouvert. Pénélope déroule un long papier où sont inscrits des faits historiques : certaines dates sont connues, mais la plupart des faits inscrits sur le tableau sont toujours passés sous silence. Et surtout, toutes les luttes autochtones au cours de l’histoire pour échapper à l’extinction culturelle !

Il y a beaucoup d’émotion dans l’air… Pas facile de regarder son histoire en face. Entendons-nous bien, lorsqu’il est question de l’histoire des peuples autochtones, il s’agit aussi de «notre» histoire, car ne vivons-nous pas sur la même terre ? Les femmes de Missinak diraient sur la « Terre-Mère ».

Non, pas facile de réaliser comment ces simples dates au tableau, ces simples mots écrits noir sur blanc, peuvent avoir déchiré les cœurs et les vies, déchiré des communautés entières. Réserves, Loi sur les Indiens, politiques d’assimilation, mise en pensionnat forcée… Déchirures certes, mais une force et une résistance qui traversent aussi l’histoire. Il y a là matière à plusieurs centaines, milliers d’heures d’enseignement… une autre preuve – si on en avait besoin ! – en faveur d’un cursus revisité des cours d’histoire du Canada à l’école !

Lien vers Femmes Autochtones du Québec : http://www.faq-qnw.org/fr/press_media/press_release/l%E2%80%99histoire-des-pensionna

Après avoir partagé notre dîner, palabré en masse autour des quatre longues tables disposées dans la salle, nous revenons en cercle. Nathalie et Jenny nous raconte l’extraordinaire aventure qui a mené à la création de la Maison communautaire Missinak, son Cercle des Outardes (conseil d’administration), sa visée, sa mission, ses différents volets :

La Maison communautaire Missinak s’enracine dans notre fierté et notre dignité autochtone et celle de nos ancêtres, et s’engage à les promouvoir. Missinak s’engage à travailler en alliance dans le respect mutuel et la justice pour un processus de guérison individuelle et collective de tous les peuples.

Lien vers la Maison communautaire Missinak : http://www.missinak.com/mission/mission.html

Nous terminons la journée par un cercle de paroles. Pénélope nous introduit à la façon d’échanger lors de session de ressourcement et de guérison dans la meteshan (la tente de sudation). Beaucoup de temps de silence, chacune parle avec son cœur de ce qu’elle vient de vivre ou ce qui veut se dire à cet instant précis. Sa parole est reçue tout simplement, sans commentaire, sans réponse, mais avec une extrême attention. Nathalie nous donne à chacune une plume ornée d’un fil rouge et de petites perles, sorte de petits bâtons de paroles aériens, légers, tout à la fois puissants et fragiles. Elle les a fabriquées la semaine d’avant en pensant à notre rencontre. Le mot qui me vient est AMOUR. Puis celui-ci : SORORITÉ.

Avant de nous laisser, Jenny nous offre quelques chants dans sa langue innue, que lui a appris son grand-père. Nathalie nous montre un pas de danse et c’est ainsi que la danse des grands-mères se termine : dans la joie d’être ensemble, les accolades bien senties, le désir simple de se revoir, de continuer d’apprendre les unes des autres… Et je ne peux m’empêcher de penser à cet extrait d’un texte que nous lisions ensemble lors de notre tournée Nous, les femmes qu’on ne sait pas voir :

Je mets mon pied à terre et la terre en tremble de vie ! Je deviens musique, je deviens océan, plus rien ne m’empêchera de faire des vagues !  À force de silence et d’oiseaux, à force de mouvements et de mots, des portes s’ouvrent !

Nous sommes incommodes. Nous sommes incommodées. Nous sommes démodées ? Nous sommes d’un autre temps. Nous sommes de tous les temps. Nous sommes de tout temps. Nous sommes en dehors du temps. Nous sommes ensemble, ici et maintenant !

Toute notre gratitude, notre amitié à vous trois, Grandes Dames de Missinak… et à très bientôt !

Pour soutenir la terre de guérison Missinak, à St-Tite-des-Caps, adoptez un arbre :

À l’intérieur d’une pinède de 5 000 arbres, Missinak vous invite à venir adopter un arbre pour soutenir le travail d’accompagnement et de guérison réalisé sur le site. Vous pourrez, au choix, venir sur place choisir l’arbre adopté ou demander aux responsables qu’ils choisissent pour vous, dans la loge de votre choix.

http://www.missinak.com/coordonnefaq/faq/adopterunarbre.html

Pour lire le récit Missinak : sur les pas de la tortue :

Théorie et pratique de CONSCIENTISATION au Québec, sous la direction de Gisèle Ampleman et Jean-Yves Desgagnés, Presse de l’Université Laval, 2012.

http://www.puq.ca/catalogue/livres/theorie-pratique-conscientisation-quebec-2275.html

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Rencontre intergénérationnelle dans un CHSLD :
un récit de Karine Cloutier, artiste en médiation culturelle

Cet automne, 24 mamans et 25 bébés vivent l’expérience pendant huit semaines. Tous les mardis matin, Mme Cloutier les accueille dans le Cube de la Maison de la culture Maisonneuve pour leur faire vivre un moment unique, un minivoyage en Afrique grâce aux musiques choisies, à l’ambiance créée, à la configuration de l’espace transformé, le temps de l’atelier, en un cercle de femmes fabuleuses.

Publié le 21 novembre 2013, dans Vivre dans Hochelaga.

Lisez la suite : http://www.quartierhochelaga.com/rencontre-intergenerationnelle-au-chsld-providence-notre-dame-de-lourdes/

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Encore deux semaines pour contribuer à notre film documentaire
autour de Nous, les femmes qu’on ne sait pas voir !

La Marie Debout poursuit sa levée de fonds pour compléter le financement nécessaire à la réalisation du documentaire s’inspirant du projet Nous, les femmes qu’on ne sait pas voir !

Avec ce film, nous voulons montrer des femmes qui ont traversé le miroir inquiétant de la vieillesse, qui se sont affranchies des images et des attentes que l’on avait envers elles pour nous offrir une image originale, sincère et profonde de cette étape de la vie.

Une danse des grands-mères qui ébranle les préjugés sur l’âge !

Les fonds amassés par cette campagne de financement permettront de finaliser le montage du film, dont la sortie est prévue pour 2014.

Votre don est précieux !  L’objectif est d’amasser une somme de 4 000 $ d’ici le 1er décembre 2013.

Pour contribuer : http://www.lamariedebout.org/public/2013/11/campagne-de-financement-1.html

20 novembre 2013

Quelques photos de tournage

Cliquez sur l’image pour agrandir et voir le diaporama.

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Tournage à Montréal sur le thème de la transmission :
une danse des grands-mères à la Marie Debout

Samedi matin, à la première heure, douze femmes de différentes générations se donnent rendez-vous à La Marie Debout. Durant toute la journée, nous écrivons, dessinons, palabrons, dansons, mangeons, rions, pleurons, réfléchissons ensemble à ce que nous voulons transmettre comme héritage. Nous partageons nos histoires de vie et à travers de bouleversants témoignages, nous racontons en mots simples ce qui nous traverse, ce qui a fait marque en nous, quelles sont nos racines, nos lignées, nos familles naturelles ou choisies. Quelles sont les traces, les messages que nous voulons laisser ?

La plupart d’entre nous sommes grands-mères ou en âge de l’être. Nous explorons ensemble le sens que cela prend dans nos vies, avec nos proches et dans nos relations au monde.

Encore une fois, Clarissa Pinkola-Estés nous inspire dans notre danse :

Pour toutes les filles et toutes les aînées qui sont la preuve vivante qu’en dépit des dénégations de la société, des peines de cœur, des erreurs de parcours, des chutes et des brûlures, l’âme revient toujours à la vie, vit encore et avec intensité… pour toutes les filles et toutes les aînées qui savent depuis plus ou moins longtemps que malgré leurs points faibles et les dénégations du moi, elles sont nées avec la sagesse chevillée au corps et à l’âme, et que c’est à la fois leur héritage d’or et leur étincelle d’or. Pour toutes les filles et toutes les aînées qui travaillent à l’essentiel, à savoir faire la preuve qu’une femme est comme un grand arbre qui, par sa capacité à bouger au lieu de rester statique, peut survivre au plus violentes tempêtes et aux pires dangers et continuer à se dresser par la suite vers le ciel, et qu’elle peut toujours, elle aussi, se mouvoir, osciller et poursuivre la danse. Pour toutes les filles qui sont elles-mêmes soit en début, soit en fin de formation pour devenir des « majestés ordinaires », aussi sages, et sauvages, et dangereuses qu’elles sont appelées à l’être, c’est-à-dire énormément. Énormément. (C. Pinkola-Estés, La danse des grands-mères)

Merci pour votre inspirante présence chères comadres et pour vos œuvres d’âmes !

Prochain tournage : avec les femmes du Centre-du-Québec, à Victoriaville, les 3 et 4 décembre… à suivre !

27 novembre 2013

Tournage à Montréal sur le thème de la transmission

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